LA TSNIOUT

A Avihaï AMAR – Elloul 5772
Qu'Hachem te protège mon fils, pour que tu puisses suivre le chemin des Tsadikim VaHassidim Yr'é Shamaïm,
t'eloigner du mal et faire le bien, toujours dans la Sim'ha et la Emouna... Amen !

En hébreu, "Tsniout" signifie "pudeur", et désigne l'une des valeurs les plus précieuses pour le peuple d'Israël, que l'homme tout comme la femme se doivent de préserver. Cependant le terme Tsniout est principalement utilisé pour désigner un ensemble de règles précises quant à l'habillement et la conduite d'une jeune fille juive digne. Et alors, le Gaon de Vilna nous fait remarquer que « La Tsniout est à la femme, ce que l’étude de la Torah est à l’homme ».

Juste avant la faute d’Adam et Eve, la Torah dans Berechit précise que « l’homme et la femme étaient nus et ils n’avaient pas honte » (3;25), et immédiatement après la faute d'avoir consommé le fruit de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, le verset enseigne que « Hachem fit à l’homme et à la femme des tuniques » (3;21). Et nos Sages nous révèlent alors que la Tsniout (à travers leurs tuniques) fut pour Adam et Eve le premier remède contre le Yetser hara.

Il est vrai que depuis la faute d'Adam et Eve, le désir sexuel a souvent (mais pas exclusivement) été associé aux forces impitoyables de "la tentation" du Yetser hara, mais il reste surtout indispensable pour la reproduction de l'Homme, et l'accomplissement du commandement divin de fructification et de multiplication dans le domaine de la sainteté.

Par le biais de la Tsniout, l'acte sexuel prend une tout autre dimension et est élevé au rang de Mitsva, bien au-dessus des pulsions et de la bestialité de l'acte en question. Rappelons tout de même que la sanctification du rapport sexuel ne peut évidemment se réaliser qu'après l'union sacrée du mariage religieux, en conformité avec les règles de pureté familiale. D'ailleurs, c'est sous le titre de Hilkhot Tsniout
« Lois sur la pudeur », que le Rabbi Yossef Karo énonce dans le Choulhan Aroukh les lois régissant les relations sexuelles entre un homme et son épouse.

Nos Sages soulignent que « Rien n'est plus beau que la Tsniout » (Tan'houma Ki Tissa 31) , et c'est pourquoi nos Matriarches, ou encore la reine Esther, étaient considérées comme les plus belles femmes du monde. En effet, les qualités intérieures de la femme sont si particulières et son apparence extérieure comporte tant de grâce, qu’elle doit à tout moment préserver ces vertus de toute influence néfaste et empêcher qu’elles ne soient détournées de leur véritable finalité. Et la Tsniout devient en réalité la clé de la vie spirituelle de la femme, lui permettant de préserver sa grandeur, de neutraliser son Yetser Hara, et d'affiner son être au plus haut niveau.

La femme a une prédisposition à la pudeur et à la gène, plus grande que chez l'homme. Hachem a créé la femme avec ce besoin de pudeur, pour qu'elle soit Préservée, Respectée et Honorée. La Femme Juive est telle un Sefer Torah qui a droit lui aussi à un bel étui qui le protège et l'honore. Ainsi, il est une obligation de la Torah pour une femme mariée (ou une femme qui a été mariée dans le passé) d’avoir sa chevelure couverte chaque fois qu’elle est dans un endroit public ou parmi un nombre important de gens.

Mais, en tant que princesse, ce n'est pas seulement l'habillement, mais tout le comportement et le langage qui doivent témoigner de sa Noblesse. On parle alors des "Midoth Tovot" de la Bat Israël. Et Il s'agit biensûr de "Midoth" dans le sens de "vertus" et non pas de "mensurations" (bien que le terme Midoth en hebreu désigne les deux à la fois). Une confusion qui, rappelons le aux Messieurs, risque parfois de couter cher dans le choix de sa partenaire !.. :-)

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Pour plus d'informations sur le sujet de la Tsniout, je vous recommande vivement le site Tsniout-mag.
Une vraie merveille !