Dvar Torah du Shabbat

A ma famille, mes amis, mes Rabbanim,
A mon fils Avihaï AMAR,
Source de vie, de courage, de détermination...

en cours d'évolution chaque semaine pour la Parasha concernée...

Shabbat Bamidbar

La Parasha Bamidbar débute par le recensement du peuple d’Israël et décrit ensuite la disposition du campement des 12 Shevatim (tribus) autour du Mishkan (Tabernacle).

Le terme Bamidbar signifiant "dans le désert", c'est en cet endroit que nous avons reçu la Torah, au mont Sinaï, 49 jours après la sortie d'Egypte (le jour du 6 Sivan, fête de Shavouot), et nos Sages soulignent que le choix de ce lieu est porteur d'un message de vie et d'espoir.

Dans les synagogues du monde entier, lorsque l'on sort la Torah du Hekhal (armoire sainte), nous proclamons tous en cœur que : "La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s'y rattachent, et ceux qui la soutiennent seront heureux. Ses voies sont des voies agréables et tous Ses sentiers sont paix..".

Pourtant, il est vrai qu'à première vu, la vie du peuple d'Israël n'a jamais été un long fleuve tranquille que ce soit sur le plan individuel ou collectif, mais HM mit toujours à disposition de celui-ci un cadeau merveilleux et extraordinaire, l'antidote de tous les maux : la Torah.

Ainsi, chaque difficulté de la vie devient une invitation à grandir en tant que juif(ve) pour dévoiler au plus profond de notre âme des potentiels extraordinaires qui n'étaient jusque là pas encore exploités, afin de se réaliser et de traverser nos épreuves avec succès en se rapprochant d'avantage de notre Créateur, grâce à la Torah.

C'est pourquoi, même si l'on se trouve parfois dans de terribles situations, exposé aux agressions diverses de la Galout (l'exil), gardons toujours à l'esprit que les angoisses et les déprimes sont bonnes uniquement pour les non-croyants ! Car la base de la Emouna d'Israël tient sur la conviction que rien ne se passe en dehors de la bonne volonté du Maître du monde bénis Soit-Il, qui contrôle tout dans les moindre détails et qui fait Tout pour le Bien.

Et c'est pour nous inculquer tout cela qu'HM a choisi le lieu de tous les dangers pour nous donner le Torah : "dans le désert", l'endroit par excellence où les conditions naturelles sont extrèmes et où les subsistances vitales ne sont pas présentes. Car après tout, grâce à la Torah et au Zékhout de nos Tsadikim nous avions tout ce qu'il fallait pour manger, boire et nous abriter en plein milieu du désert.

De même, face aux ennemis de la vraie Vie, représentés par les 2 animaux symboliques du désert :

- le SERPENT, symbole du Yetser Hara qui met l'Homme à l'épreuve. (le Serpent est à l'origine de la 1ere faute d'Adam & Hava qui brisa le Shalom de leur union durant des années),
- le SCORPION (qui se dit en hébreu 'Akrav : Aïn+Krav = 70+combat), symbole des 70 nations qui nous combattent durant les différents exils,

tous les dangers disparaissent aussitôt que nous nous attachons à la Torah, unique source de Vie éternelle qui nous mènera au final et très bientôt vers la Gueoula.

Shabbat Shalom

Shabbat NASSO

La Parasha Nasso désigne les Léviim qui auront la charge de transporter le Tabernacle, enseigne aux Cohanim la manière de bénir le peuple, énumère les dons qu'apportèrent les 12 chefs de tribus d'Israel pour l’inauguration du Michkan, et évoque entre autres les 2 interdits suivants qui se rejoignent dans notre relation avec HM, et qui sont une source d'enseignements :

1) La loi concernant l'homme qui vole son prochain et parjure : "Si un homme ou une femme a causé quelque préjudice à une personne et, par là, a commis une faute grave envers HM, cet individu sera coupable". Rachi {5;6} précise qu'il est question d'un voleur qui a juré mensongèrement et qui commet ainsi une faute grave envers HM, en déniant à son prochain un dépôt.

2) La loi concernant l'épouse soupçonnée d’infidélité par son mari, (la Sotah) : "un homme dont la femme se détourne et lui devient infidèle". Nos Maîtres enseignent que les adultères ne commettent l'acte interdit que si un esprit de folie s'est emparé d'eux, et Rachi {5;12} explique qu'il s'agit ici d'une femme qui se détourne du chemin de la pudeur et devient suspecte aux yeux de son époux.

A l'évidence, toute personne qui venait à enfreindre l'un de ces 2 interdits, le ferait à l'insu de son prochain qui sera trompé. Mais en réalité, nos Sages soulignent que le fauteur ne trompe que lui-même puisque la base de la Emouna d'Israël rappelle que rien n'échappe au Créateur Qui régit l'univers à chaque instant et établit Sa Justice dans ce monde de Tikoun (réparation). Ainsi nous dit le Pirkei Avot {2;1} : "Sache ce qui est au-dessus de toi : un œil voit, une oreille entend, et tous tes actes sont consignés dans un Livre".

C'est la raison pour laquelle notre Torah de vie établit souvent des barrières préventives pour éviter à l'homme de trébucher dans la faute.

Néanmoins, lorsque celui-ci a failli, la Torah énonce aussi les modalités qui permettent de réparer tout préjudice causé à autrui, en enjoignant au fauteur de les mettre en application avec "Crainte du Ciel", et il s'agit alors de la Téchouva dont la première étape consiste à reconnaitre ses fautes et à les regretter.

Après tout, chaque loi de la Torah liant un Homme à son prochain, lie également celui-ci à HM Lui-même. En outre, depuis l'épisode au mont Sinaï, HM nous a désigné comme Ses "serviteurs" pour étudier Sa Torah et accomplir Ses commandements, et dés lors, toute pensée, parole et action de l'homme Lui appartiennent. Et celui qui irait à l'encontre de Sa volonté pour causer du tort à autrui, volerait en quelques sortes les propres biens d'HM !

Quant aux lois de la Torah qui lient directement l'Homme au Créateur, elles sont semblables aux clauses d'engagements de respect mutuel et de fidélité qui figurent dans tout contrat de mariage qui unit un homme à son épouse dans l'Amour et la Crainte (respectueuse).

Or, il n'y a que l'amour et la crainte mus par les fondements de la Torah et basés sur l'ordre divin, qui soient véritables et qui reposent sur quelques chose de solide, de droit, de fidèle, d'agréable et d'extraordinaire, pour pouvoir résister comme un bloc inébranlable à toutes difficultés ou défaillances.

D'où le principe de base d'une vie fondamentalement juive que nous enseigne Hillel : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi même, voilà toute la Torah. Le reste n'est que commentaires, va et étudie !".

Shabbat Shalom

Shabbat Beha'alotkha

Le premier sujet abordé dans la Parasha Beha’alotkha explique la façon dont Aharon le Cohen Gadol, devait allumer les lumières de la Ménora du Sanctuaire : "Quand tu allumeras les lampes, c'est vis à vis de la face de la Ménorah (sa lampe centrale) que les 7 lampes éclaireront". Et Rachi souligne que la traduction littérale du terme Beha’alotkha correspond à : "Quand tu feras monter les lumières", car le Cohen Gadol devait effectivement allumer la Ménora de telle façon que chacune des 7 flammes prenne bien sur sa mèche et monte d'elle-même {Guemara Shabbat 21A}.

Par ailleurs, nos Sages nous font remarquer que les âmes sont définies dans la Torah comme des lumières puisqu'il est dit : "L'âme de l'Homme est une lumière d'HM" {Michlé 20;27 }, et les 7 branches de la Ménora représentent les 7 catégories de Juifs qui se distinguent chacun par leur Mida (vertu) prédominante parmi les 7 Midoth émotives qui leur permette de mettre en évidence l'amour et la crainte d'HM dans leur cœur.

Le Torat Menahem enseigne alors que de la même manière qu'Aharon allume la Ménora du Sanctuaire, HM allume la Ménora du peuple Juif.

Ainsi, HM a créé les âmes d'Israël et tout ce dont elles ont besoin pour accomplir leur mission ici bas. Il allume leur étincelle divine et leur délivre les forces nécessaires jusqu'à que leur flamme monte d’elle-même. Mais pour que cette lumière puisse se perpétuer, grandir et briller, l'huile est indispensable ! L'huile étant le symbole de la 'Hokhma, la sagesse de la Torah, et donc la source de vie d'où chaque âme d'Israël tire sa vitalité pour vivre une vie authentiquement juive dans la Emouna et la Joie.

A l'évidence, cette aide provient directement du ciel, mais en réalité, HM accorde à chacun le Ko'ah (potentiel) pour donner soi-même naissance à sa propre étincelle. C'est pourquoi, l'Admour Hazaken dit un jour à quelqu'un qu'il recevait : "les juifs sont appelés des chandelles. Une chandelle comprend un verre, une mèche, de l'huile et du feu. Il faut néanmoins allumer le feu, car c'est alors qu'elle éclaire. Tu possèdes une bonne chandelle, mais il te manque ce qui permet de l'allumer. En frappant fort sur la pierre de l'âme animale, on suscite une étincelle, qui allume le feu divin".

Autrement dit, lorsque l'homme est parfois confronté dans sa vie à des épreuves si difficiles qu'elles le plongent dans l'obscurité, il est souvent une erreur de croire que la lumière se trouve uniquement au bout d'un long tunnel, alors qu'il lui suffit de créer soi-même cette première étincelle pour que son âme connaisse l'élévation qu'HM attend d'elle et fasse jaillir son extraordinaire potentiel de lumière pour écarter l'obscurité de l'épreuve.

De la sorte, il incombe à chacun d'inculquer à ses enfants et à son entourage, qu'il est à la portée de tous les enfants d'Israël de pouvoir raviver la flamme de leur âme à la manière de ce que recommande la première Michna du Pirkei Avot qui cite notre chaine de transmission de génération en génération depuis Moché Rabbenou et nous enjoint de "Former de nombreux disciples" par le terme "hé'émidou" qui signifie littéralement "faites les tenir debout", c'est à dire de transmettre les bases de la Torah et de la connaissance d'HM qui permettent d'acquérir l'autonomie et la sagesse nécessaires pour vivre une vie authentiquement juive toujours dans la Emouna et la Joie, avec beaucoup de lumière.

Shabbat Shalom

Shabbat Shela'h Lekha

La Parasha Shela'h Lekha raconte l’histoire des 12 hommes envoyés par Moshé pour explorer la terre d’Israël durant 40 jours. Les conséquences du rapport négatif établi par 10 d'entre eux ont été des plus funestes pour le peuple d'Israël. Le rejet de la terre sainte qu'HM leur offrait leur a valu d'errer 40 années dans le désert, le temps que toute cette génération de rebelles disparaisse.

Lorsque l'on sait que Moché choisit ces 12 explorateurs parmi l'élite des tribus d'Israël, comment se fait-il que 10 d'entre eux aient failli à leur mission en fautant de la sorte ?

L'Admour Hazaken nous dévoile d'après la Hassidout que les explorateurs n'ont pas fauté comme on le pense, mais qu'ils se sont néanmoins trompés sur un point fondamental laissant derrière cet épisode une leçon de Vie pour chacun(e) d'entre nous.

En effet, cette élite d'Israël pensait à tors que s'attacher à HM consistait à s'isoler dans un désert et à se déconnecter des contingences matérielles de ce monde, et craignait qu'une fois entré en terre sainte cette attache spirituelle serait altérée, car dans le désert, nos ancêtres se consacraient exclusivement à l'étude de la Torah, et le mérite des Tsadikim HM comblait tous leurs besoins matériels. Il y'avait à manger (la Man bizkhout Moché), à boire (du puits bizkhout Myriam), un abri de folie qui soignait même leur linge (les nuées bizkhout Aharon).

De ce fait, nos ancêtres ne s'étaient pas pleinement imprégnés de l'ordre d'HM d'entrer en terre d'Israël pour pouvoir accomplir dans leur quotidien toutes les Mitsvot de la Torah en liant la matérialité de ce monde à sa dimension spirituelle (Travailler, Labourer, semer, don de Troumot & Ma'asser..).

Or, "le but de la création de chaque Juif et de la création de tous les mondes est de faire une demeure pour HM ici-bas" {Tanya, 33}, et ce, au travers de ses pensées, paroles et actions en faisant du monde qui l'entoure un endroit où HM puisse résider.

En effet, chaque Juif quelque soit son niveau, où qu'il soit et quoi qu'il ait vécu jusqu'à présent, doit savoir qu'il n'est jamais seul puisqu'HM est omniprésent et donc toujours à ses cotés pour pourvoir exactement à ce dont il a besoin pour mener à bien sa mission dans sa relation avec autrui et avec son Créateur. C'est à dire, en exploitant à bon escient ce qui a été mis à sa disposition pour en dévoiler sa dimension spirituelle.

Ainsi, il incombe à chacun de s'imprégner de cette réalité avec Emouna en s'adressant toujours à HM, en Le remerciant et en Le sollicitant à chaque instant de Vie qu'Il nous accorde (Baroukh HM, Be'ezrat HM, Todda HM..), et de la sorte, participer dans la Joie à l'édification de Sa résidence dans notre cœur, dans notre tête et dans tout ce qui nous entoure, car c'est tout cela "bâtir une demeure pour HM ici bas".

Shabbat Shalom

Parasha Kora'h

Notre Parasha raconte la terrible querelle de Kora’h qui, animé d’un désir de pouvoir, va attiser sa jalousie vis-à-vis de ses propres cousins Moché et Aharon, et médire d'eux et même d'HM. Il va rassembler autour de lui 250 hommes, ainsi que Datan, Aviram et leurs proches, et ils seront au final tous punis et engloutis par la terre.

Rachi évoque alors cette triste réalité : "Viens et vois comme la querelle est dure ! Car le tribunal terrestre ne punit que celui qui porte 2 poils (signes de la puberté), et le tribunal céleste qu'à partir de 20 ans, mais ici périrent même les nourrissons au sein de leur mère" {Kora'h 16;27}.

En effet, Rabbi Elazar Hakapar enseigne que "la jalousie, le désir et l’honneur sortent l’homme du monde" {Avot 4;28}, c'est-à-dire qu’en cherchant uniquement à satisfaire ses envies égoïstes sans tenir compte des règles de la vie juive, l'homme en arrive à vivre à coté de la réalité jusqu'à sacrifier sa vie ainsi que celle de sa propre famille sur le temple de son immaturité !

Très souvent, le manque de connaissance et l'absence de maturité intellectuelle sont à l'origine du désordre des émotions chez l'homme, qui parfois, le mènent comme un enfant, à s'attacher à ce qui a peu d'importance ou à convoiter les biens d'autrui en créant la discorde. Et de façon paradoxale, l'homme qui n'acquière pas la capacité du Bitoul (soumission) et de foi en HM lui permettant de transcender sa propre analyse intellectuelle, commettra également les mêmes erreurs jusqu'à omettre le but final de la vie.

Pourtant, chaque jour qui passe ne revient jamais et rapproche l'homme du jour du jugement. Quiconque est doué d'un minimum de Sagesse ne gaspillera pas son temps en querelles, importantes ou secondaires, et devra plutôt se maîtriser, retenir sa colère, et s'efforcer de poursuivre la paix avec tout le monde.

Or, comme nous l'indique le Roi Salomon : "le commencement de la Sagesse (connaissance) est la crainte d'HM", car c'est en s'imprégnant de la crainte du Ciel que l'intellect pourra inciter le cœur à agir avec sagesse et finesse d'esprit. Tandis que "les sots (qui ne craignent pas HM) méprisent sagesse et morale" {Michlei 1,7}.

C'est pourquoi, s'il arrive qu'un individu soit confronté (Dieu préserve) à des gens qui cherchent la querelle, la Emouna d'Israël rappelle que derrière toute situation de conflit ou de détresse qui pourrait projeter celui-ci en exil (GOLA), il existe une occasion exceptionnelle à saisir, de pouvoir renforcer son Amour et sa Crainte du Ciel, puisqu'il n'est rien d'autre que Lui (HM) qui fait tout pour le Bien. Et alors, la délivrance est toujours à portée de main lorsque l'on décide enfin de mettre le Alef (Un) dans sa vie, pour transformer littéralement la GOLA (exil) en GUEOULA (délivrance).

En langue sainte, le terme GUEOULA s'écrit comme GOLA avec la lettre Alef en plus. Le terme "Alef" désignant le Dieu "Un" ou le Maître (Alouf), et aussi l'étude de la Torah (Oulpan).

Shabbat Shalom

Shabbat 'Houkat

La Parasha de cette semaine porte le nom de 'Houkat qui signifie "Décret" et traite entre autre de la loi de la Para Adouma (vache rousse) dont les cendres permettent de purifier tout juif ayant contracté une impureté au contact d'un mort.

Cette loi en particulier, et toutes les lois de pureté/impureté en général sont appelées des 'Houkim (Décrets) et font parties de la catégorie de lois dont la raison échappe à l'homme qui se doit alors de les accomplir en bonne et due forme, simplement par soumission à la volonté d'HM.

Toutefois, nos Sages font remarquer ici, qu'HM transmet à Moché la Mitsva de la Para Adouma en disant "Voici le Décret de la Torah" et non pas "Voici le Décret de la Para Adouma", pour signifier par là que celle-ci a une spécificité que nous devons étendre à toutes les autres Mitsvot de la Torah, car effectivement, l'application des 'Houkim revêt une forme de pratique "pure" qui repose sur aucune raison logique ou intérêt propre, si ce n'est que l'expression du désire profond de notre âme, de s'attacher à HM par Ses commandements.

Et en réalité, c'est de cette manière que chacun de nous est invité à accomplir toutes les lois de la Torah, y compris les plus évidentes (ne pas voler, ne pas mentir..), comme s’il s’agissait de 'Houkim, afin de parvenir à ce degré de soumission inconditionnelle à la volonté d'HM au moyen de l'expression pure de notre Emouna en Lui.

Certes dans la vie ici bas, l'homme est constamment exposé à différents courants d'influences parmi lesquels il a le libre choix d'y adhérer ou pas. Mais au fond, lorsque l'on nait juif, c'est à dire "croyant fils de croyants" dont l'âme était présente au mont Sinaï face à la Vérité d'HM pour proclamer : "Na'assé ve Nichma" (je ferai et je comprendrai), il devient évident qu'au delà de tout sentiment propre ou de réflexion personnelle, l'engagement de fidélité aux Mitsvot d'HM trouve cette force innée de pouvoir être inconditionnel avant tout.

Et au fond, le degré de ferveur de celui qui met en pratique toute Mitsva dans la pensée, parole et action, est toujours fonction de l'expression de sa Emouna (foi en HM) en Bita'hon (confiance en HM) !

En outre, puisque le but de la vie d'un juif est de dévoiler la divinité dans ce monde matériel en liant tout au Créateur qui le dirige à chaque instant et dans les moindres détails par Sa Providence Divine, seule la Torah peut mener celui-ci à l'élévation requise de son être pour y parvenir avec succès et accéder ainsi au bonheur et à la joie véritable, en purifiant son corps, son âme, ses Midoth.., car se purifier s'est se défaire de ce qui a attrait à la Toum'a et à la mort, pour pouvoir aspirer à la Kedoucha et donc à la Vie.

Certes, l'homme éprouve parfois des difficultés à se purifier comme il se doit et c'est normal puisque le Yetser Hara' existe et ne cesse de le troubler ! Mais en réalité, Rabbi Na'hman nous dévoile que la cause profonde découle de la tristesse, car la tristesse apparait souvent lorsque l'homme fait le choix de se reposer uniquement sur son intellect, un intellect qui connait naturellement ses limites et aussi ses défauts, surtout lorsque l'intérêt personnel est en jeu et qu'il ne laisse plus de place à la Emouna véritable.

C'est pourquoi, lorsqu'un juif garde à l'esprit qu'HM l'aime et qu'Il lui accorde la Vie à chaque instant, qu'Il lui donne la chance de se reprendre et de se purifier dans toutes les situations grâce à la Torah, il est évident que chaque occasion de la vie devient une expérience unique pour exprimer d'avantage sa Emouna et s'adresser à Lui au quotidien comme à un père...

Après tout, où qu'il soit ? un juif doit savoir qu'il n'est jamais seul, HM est partout à la fois et est donc aussi à ses cotés pour lui venir en aide et pourvoir aux besoins qu'il Lui aura exprimés pour mener à bien sa mission. Et quoi qu'il en soit, tout est pour le bien véritable même s'il ne comprend pas tous les calculs de son Créateur, et c'est tout cela le 'Houkat ha Torah, le Décret de la Torah !

Shabbat Shalom

Shabbat Balak

Cette Parasha de la semaine porte le nom de l'un des plus grands ennemis d'Israël de l'époque, Balak, le roi de Moav, qui sollicita Bil'am, le prophète de Midian, pour tenter d'anéantir le peuple d'Israël par la malédiction, ainsi que le rapporte le Midrash Tan'houma : Moav réalisa que la force d'Israël était surnaturelle, qu'elle reposait sur leur Chef (Moché) et particulièrement dans sa bouche par la Téfila. Ils dirent alors : "Eh bien, nous aussi nous allons les attaquer par un homme, dont la force est dans sa bouche !"

Cependant, même si "de nombreuses pensées sont dans le cœur de l'homme, c'est le destin d'HM qui se réalise" {Michlei 19;21}. Et ici, Bil'am va être contraint par HM, de proférer à 3 reprises une bénédiction au lieu d'une malédiction, et il va également prophétiser sur la fin des temps et la venue de Machia'h.

Ainsi, la Torah nous délivre cet extraordinaire message d'espoir, que derrière tout obstacle avec son obscurité apparente, il y'a une opportunité cachée de voir se transformer l'obscurité en lumière, le mal en bien, et d'avoir ainsi accès à de grandes bénédictions. Tout comme derrière le nom apparent du mécréant Balak de notre Parasha, se cache un bien véritable.

Et pour y avoir accès, qui mieux que l'ennemi connait les atouts de son adversaire ?

Et ici, le roi Balak arrive à la conclusion que le secret de la réussite d'Israël provient de la bouche de leur dirigeant (Moché), c'est à dire, des Téfilot du Tsadik de la génération. Un Tsadik duquel chaque juif tire sa vitalité et auquel il peut s'attacher profondément en suivant ses conseils et en respectant ses enseignements.

D'ailleurs, chaque âme juive grandit par sa propre aspiration à vouloir se lier à HM et à Le servir, et concrètement, cela passe également par les paroles de sa Téfila, en s'adressant à HM pour exprimer sa reconnaissance et réclamer Son aide au quotidien afin de combler ses manques.

En outre, Rabbi Na'hman fait remarquer que chaque fois que l'on prie, on se doit de garder à l'esprit qu'on se lie aux Tsadikim de la génération, qui eux seuls, ont le pouvoir d'élever chacune de nos prières jusqu'à sa propre place {Likoutei Moharan, Tefila}.

Ainsi, tout juif, quelque soit son niveau, ne doit jamais désespérer en doutant de sa capacité à pouvoir accéder au moyen de la Téfila à ce dont il a besoin pour mener à bien sa mission ici bas en s'écartant du mal et en faisant le bien. Seul le doute mène l'homme à la tristesse et le fait tomber dans l’abandon face à son ennemi, et en particulier face à son Yetser Hara !

C'est pourquoi, lorsque la Torah rapporte ici cet épisode avec Balak qui souhaitait notre perte, elle témoigne du niveau le plus élevé de la transformation du mal en bien. D'autant plus que de Balak lui-même sortira le bien, puisque Machia’h sera issu de la royauté de David fils de Ichaï, fils de Oved, fils de Ruth la Moabite (qui s’est convertie) et petite fille de Balak.

De même et à plus forte raison pour un juif, toutes les situations de la vie que lui offre HM sont des occasions de pouvoir faire briller son âme, car "le désespoir n'existe pas" s'il vit par sa Emouna en HM que tout provient de Lui, et est pour son Bien véritable dans ce monde-ci et surtout dans le monde futur.

D'ailleurs, le prophète 'Habakouk résume toutes les Mitsvot de la Torah en une seule : "le juste vivra grâce à sa Emouna" {Makot 24}, et après tout, le vrai vainqueur ici bas est celui qui a compris que la Emouna en HM et la prière que nous Lui adressons sont essentielles.

Et lorsqu'il ne se laisse pas aller même s'il subit toutes sortes d'épreuves parfois ô combien difficiles, et qu'il tient le coup en restant confiant et joyeux en ne permettant à rien ni personne de le briser, alors il triomphe en parvenant à transformer le mal en bien et à accéder au bonheur véritable, grâce aux Tsadikim auxquels il restera profondément attaché pour accéder à la Emouna parfaite.

Une telle union dans la sainteté a toujours permis au peuple d'Israël de vivre de grands miracles, et elle permettra très bientôt de vivre la Gueoula avec la venue de Machi'ah.

Shabbat Shalom

Shabbat Pin'has

Dans notre Parasha, HM annonce à Moché que Pin’has a détourné Sa colère des enfants d'Israël en vengeant Son honneur, et décide aussitôt de lui accorder "Son alliance de Paix", "parce qu'il a pris parti pour son Dieu et a fait expiation aux Bné Israël".

En effet, face à la déchéance de milliers d'hommes d'Israël qui succombèrent à la séduction des plus belles femmes de Midiane et qui furent incités par celles-ci à pratiquer l'idolâtrie, Pin'has se leva du milieu de la communauté et transperça de sa lance à la fois Zimri Ben Salou (le chef de la famille paternelle de la tribu de Chimon qui narguait Moché en public) et Kozbi Bat Tsour, la Midianite avec laquelle il violait de façon flagrante 2 lois qui interdisent respectivement la cohabitation d'un juif avec une Midianite et la pratique d'un service idolâtre.

Cependant, les tribus se mirent à critiquer cet acte zélée et audacieux de Pin'has en laissant entendre qu'il était motivé par des intérêts personnels {Rachi 25;11}, alors HM le récompensa aussitôt pour témoigner de son dévouement à la sanctification de Son Nom et au sauvetage de ses frères pour stopper l'épidémie qui décima 24000 hommes que les femmes de Midiane avaient détournés du chemin de la Vie.

En effet, seul HM "sonde les cœurs de l'homme", et à travers cet épisode, la Torah dénonce la petitesse de l'homme qui tendrait à s'arrêter juste à l'apparence extérieure des choses et à émettre des critiques en fonction de ce qu'il aurait compris ou supposé, et qui au fond ne coïncide pas avec la vraie réalité.

D'où l'enseignement de tenir sa langue pour ne point critiquer l'autre, et encore plus lorsque ce dernier se conforme à la loi du Shoul'han 'Aroukh. Et ce, même si en apparence nous pourrions imaginer que sa motivation n'est pas bonne.

Car quand bien même c'était vrai, il s'agit après tout d'un bon comportement à propos duquel nos Maîtres enseignent que lorsqu'une personne adopte un bon comportement même pour des raisons "mauvaises", finalement, elle adoptera ce même bon comportement pour les "bonnes raisons" {Sanhedrin 105b}. Et c'est un tel regard positif que nos Sages recommandent à chacun d'adopter afin de toujours encourager son prochain à faire le Bien.

Suite à cet épisode que relate notre Parasha, HM demande à Moché et à Eléazar de recenser le peuple d'Israël, un décompte effectué pour chaque famille dont le nom inscrit dans la Torah sera à chaque fois associé au Nom d'HM (Youd-Hé) en commençant par la lettre Hé et se terminant par la lettre Youd (Ex : 'Hanokh devient Ha'Hanokhi) comme pour signifier qu'HM réside au sein de chaque famille d'Israël où règne la Kedoucha et le Shalom.

Et à ce propos, le 'Hafets 'Haïm nous délivre un beau 'Hidouch au Verset 49 Chapitre 26, qui cite 2 noms de familles : "Pour Yetser, la famille des Yitsri ; pour Chilem, la famille des Chilémi", et fait remarquer qu'il est du libre choix de chacun de faire ce qu'HM nous engage à accomplir ici bas, en choisissant à laquelle de ces 2 familles nous souhaitons appartenir :

1) La famille des Yitsri faisant allusion à notre propre Yester Hara, où priment l'égo et l'orgueil, les pulsions et les désirs grossiers, qui occultent la divinité et éloignent l'homme du but essentiel de la Vie, sèment la division et amènent au final la destruction...

2) La famille des Chilemi faisant allusion à la Shlémout (l'intégrité) et au Shalom (la paix), dont le désire profond est de rester attachée à la Divinité, en travaillant au quotidien sur ses Midoth pour atteindre l'intégrité, aspirer à l'amour du prochain et poursuivre la paix, et tout cela dans la Emouna et la Joie...

Souhaitons alors du fond du cœur qu'HM puisse prodiguer Son aide à chacun de nous ainsi qu'à notre entourage, sur le plan matériel et le plan spirituel, pour que nous puissions tous adopter les bons comportements et faire de notre peuple une famille unie dans l'intégrité et la paix, sur la voie de la Torah & la 'Hassidout qui mène droit à la Gueoula.

Après tout, seule la Torah permet de réaliser cela, et avec la 'Hassidout il n'y a plus de doute !

Shabbat Shalom

Shabbat Mattot

La Parasha Mattot traite de lois relatives à l'annulation des Nédarim (vœux), puis de la guerre engagée contre les Midianim qui visaient la destruction morale d'Israël, et enfin des lois de purification des ustensiles (du butin de guerre) et aussi de l'homme (soldat) qui aurait été en contact avec un mort.

Quarante ans après la sortie d'Egypte, juste avant que le peuple d'Israël n'entre en terre sainte et ne soit confronté à la matérialité de ce monde pour subvenir à leurs besoins, HM ordonne à Moché de leur rappeler la loi des voeux : "lorsqu'un homme fait un voeu, ou s'impose, par un serment, quelque interdiction à lui même, il ne peut violer sa parole, tout ce que sa bouche a proféré, il doit l'accomplir". Puis, il leur énonce tout de suite après, les lois et les circonstances permettant d'annuler les voeux d'abstinence ou de mortification.

Puisque la Torah expose ici-même le moyen d'annuler ce type de voeux (de privation), il semblerait qu'elle n'encourage pas spécialement l'homme à se priver de ce qu'HM lui autorise ici bas. En plus, nos Sages s'exclament à ce propos : "Ne te suffit-il pas ce que la Torah t'a interdit, pour que tu t'interdises ce qui est permis ?" {Talmud Jerusalem, Nedarim 9;1}.

Alors, à quoi bon faire des voeux d'abstinences ?

Rava enseigne : "sanctifie-toi dans ce qui t'est permis" {Yebamot 20A} et le Baal Chem Tov explique que l'homme doit faire pénétrer la Sainteté dans toutes les choses qui lui sont permises par la Torah, afin de faire pencher du coté de la Kedoucha toute la vitalité qui anime le minéral, le végétal et l'animal qu'HM a mis à sa disposition dans ce monde ici bas, en en faisant des instruments qui aident à accomplir Sa volonté et à sanctifier Son Nom au travers de ses pensées, paroles et actions, comme l'explique l'Admour Hazaken {Tanya 7}.

De la sorte, nous comprenons que si l'homme a effectivement le droit de s'autoriser tout ce qui lui est permis, il ne doit le faire que si cela s'avère être vraiment utile ou s'il en a réellement besoin pour mener à bien sa mission ici bas, mais pas uniquement pour son propre plaisir !

C'est pourquoi, il incombe à chacun de devoir se raffiner, de surmonter ses penchants pour diminuer sa grossièreté, et de fournir les efforts nécessaires pour canaliser ses désirs du Bon coté sans avoir pour autant à s'en priver.

Cependant, lorsque une phase d'abstinence semble necessaire pour y parvenir avec succès, Rabbi Akiva rappelle que "les voeux sont un rempart pour l'abstinence" {Pirkei Avot 3;17} car ils permettent à l'homme de s'engager dans une démarche de rectification de sa façon de penser ou de sa manière d'agir pour acquérir les traits de caractères positifs, et se renforcer dans la Torah & Mitsvot, et la crainte d'HM.

Shabbat Shalom

Shabbat Mass'e

La Parasha Mass’é liste les 42 étapes de voyages qu'effectua le peuple juif durant 40 ans dans le désert avant d'entrer en Erets Israël. Les frontières de la Terre d'Israël sont définies et les villes de refuge dans lesquelles tout meurtrier involontaire doit se réfugier, sont désignées.

Lorsqu'HM fit sortir le peuple juif d'Egypte, le but principal était de recevoir la Torah et d'entrer en Terre sainte pour Le servir avec Amour, Crainte et Emouna, en mettant en pratique les 613 Mitsvot. Cependant, les 42 étapes de ce long voyage dans le désert constituaient une expérience préalable nécessaire et une phase de préparation durant laquelle Moché leur enseigna la Torah.

A ce propos, nos Sages enseignent que "les actions des pères sont des signes pour leurs enfants", et le Ba'al Chem Tov souligne ici que ces 42 étapes dans le désert peuvent être retrouvées dans la vie quotidienne de chaque juif, et chacune d'elles offre une occasion unique de dévoiler un potentiel de sainteté pour réaliser notre mission ici bas, depuis la naissance (la sortie d'Egypte) jusqu'à l'étape finale (l'entrée dans la vie céleste).

En plus, il est intéressant de remarquer que le 1er paragraphe du Shéma Israël comporte "42" mots, et qu'on y trouve le verset contenant l'ordre biblique de réciter le Shéma 2 fois par jour (Soir & Matin) : "Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras".

En effet, le Shéma Israël est notre profession de foi en Le Maître du monde Qui fait Tout pour le Bien et envers Qui notre Emouna reste à jamais inébranlable, à tout moment du Soir ou du Matin, que ce soit dans les moments qui paraissent difficiles/sombres (associés au "Soir") ou dans les moments clairs/agréables (associés au "Matin").

En outre, l'expression "Vedibarta Bam" (et tu en parleras) signifie littéralement "et tu parleras de BAM". Le mot BAM ayant pour valeur numérique "42" et se composant de 2 lettres (Beth et Mem) qui font chacune référence respectivement à la 1ere lettre de la Torah écrite (Béréchith) et à la 1ere lettre de la Torah orale (Méémataï), comme pour nous signifier qu'un père a le devoir d'enseigner à ses enfants, à la fois la Torah écrite et la Torah orale.

Ainsi, de génération en génération, l'enseignement de nos valeurs juives (d'un parent à son enfant ou d'un Maître à son élève) a pu certes se perpétuer grâce à cet ordre divin de transmission. Mais loin d'être une simple transmission d'un savoir théorique, l'enseignement juif a pu conserver son authenticité uniquement grâce à la transmission de ce que nos éducateurs étaient au travers de leur comportement exemplaire, à ces valeurs juives qu'ils incarnaient dans toutes les situations et à la façon dont ils vibraient de toute leur âme pour conserver le plus haut niveau de proximité avec HM.

Et finalement, l'âme vivante de cet héritage repose sur la fidélité de chacun aux enseignements de nos Maîtres et sur son attachement à la Torah de Vie (en 42 étapes, 42 mots, BAM), seules garanties pour parvenir à traverser avec succès ce pont étroit qu'est la vie ici bas, dans la Emouna et la Joie.

Shabbat Shalom
'Hazak 'Hazak Venit'hazek

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