* * * פסח כשר ושמח * * *


" Bonne fête de Pessa'h "

Le 1er soir de la fête de Pessa'h est la soirée exclusive de l'année calendaire juive où le Roi des rois nous invite à Sa table autour de 4 coupes de vin pour trinquer à la Vraie liberté et se souvenir dans la joie (Pé-ssa'h signifiant "la bouche qui récite" la Hagada) qu'Il a été et restera toujours notre Père haut dans le Cieux et sur la terre au-dessous, Le Dieu Tout Puissant et Unique qui nous a désigné comme Son peuple parmi toutes les nations, pour devenir enfin des hommes libres, dont la mission est de Le représenter ici bas, en s'attachant à Lui par la Torah et les Mitsvot.

Et au menu de ce diner, HM nous propose de la Matsa et nous ordonne d'en consommer une quantité minimale selon la Halakha.

A première vu, cela ne ressemble pas au menu royal que nous aurions pu imaginer ! Et pourtant, s'il est vrai que tout aliment nourrit physiquement le corps de l'homme, et que l'étincelle spirituelle contenue dans cet aliment nourrit également l'âme de ce dernier, le Zohar nous dévoile qu'exclusivement ce soir là, la Matsa devient le "pain de la Emouna" duquel nous sommes invités à puiser spirituellement des forces extraordinaires qui renforceront notre lien direct avec HM, une énergie indispensable pour surmonter toutes les épreuves de la vie dans la Emouna et la joie.

C'est la raison pour laquelle cette soirée annuelle à laquelle HM nous convie s'appelle Leil Ha-Seder (la nuit de l'ordre), car elle constitue pour chacun, l'occasion exceptionnelle de mettre de l'ordre dans sa vie, dans sa tête et dans son cœur, afin de parvenir à identifier clairement ce qui est Hamets ou Matsa ? Qui est le Pharaon qui voudrait l'asservir ?.. Et d'exprimer ainsi sa ferme volonté de sortir de son Mitsraïm, et de se donner les moyens d'y parvenir dés ce soir ! Chacun avec sa Matsa.

Mitsraïm désignant certes l'Egypte où les hébreux furent les esclaves de Pharaon pendant 210 ans, et représentant le pays le plus riche et le plus puissant où opéraient la magie et l'illusion pour distraire l'homme et le détourner de ses vraies responsabilités... Mais Mitsraïm se lit aussi en hébreu Metsarim qui signifie les "limites", celles de l'esprit de l'homme, ses mauvaises Midoth et son orgueil symbolisées par le 'Hamets interdit, qui gonfle d'air, de vide, et donc de pas grand chose ! Toutes ces mauvaises vertus occultent la Vérité et les valeurs essentielles de la Vie d'un Juif, jusqu'à le mener naturellement à la haine gratuite envers son prochain, puisqu'en gonflant d'air comme le 'Hamets, celui-ci empiètera inévitablement sur l'espace et les biens d'autrui.

A l'inverse la Matsa représente l'humilité car sa pate est sans cesse travaillée et surveillée pour l'empêcher de gonfler, afin qu'elle n'occupe dans l'espace que son volume réel et qui lui soit impossible d'empiéter sur la place ou les biens de l'autre. C'est pourquoi nous disent nos Sages : "L'homme humble est celui qui connait sa place". En outre, adopter l'humilité comme valeur principale revient à acquérir aussi les valeurs de respect, de vérité et d'intégrité, permettant de développer ses sentiments d'amour et de crainte (respectueuse) envers HM bien sûr, mais aussi envers son prochain et en particulier envers son conjoint et ses propres enfants que l'on retrouve au Leil Ha-Seder (la nuit de l'ordre) pour consommer ensemble la Matsa, et adhérer entièrement à toutes ces valeurs qu'elle incarne par la biais de la Emouna.

Bien entendu, ce travail représente les efforts quotidiens de toute une vie puisque son aboutissement est le but de la Vie de chacun(e) d'entre nous. D'ailleurs, la Vie en hébreu se dit 'Haï et a pour valeur numérique 18. Ainsi, si l'on ne travaille pas une pâte durant 18 minutes (sa vie), elle finit par devenir 'Hamets !

C'est pourquoi, face au Yetser Hara' qui ne ménage pas ses efforts pour arriver à ses fins en nous tirant vers le bas pour faillir à nos devoirs ici bas, il est essentiel de vivifier notre Emouna en HM pour parvenir à mener à bien notre mission qui d'après nos Sages, requiert principalement 2 composantes qui découlent de la Emouna : de la Savlanout (patience) et du Messirout Nefesh (don de soi). D'ailleurs, on retrouve dans la racine du mot Savlanout le terme Sevel qui signifie "souffrance", car il est vrai que cette lutte en exil, peut parfois paraitre longue et donc éprouvante psychologiquement, si bien que même durant l'exil d'Egypte, 4/5eme de notre peuple ont péri pendant la plaie de l'Obscurité en sombrant dans le désespoir..

Mais lorsque l'on garde à l'esprit qu'HM nous aime, que tout est pour le bien véritable et qu'Il n'est rien d'autre que Lui, la lumière de la Emouna finit par écarter toute l'obscurité du désespoir et de la tristesse, pour laisser place à l'espoir et à la joie véritable. Et lorsque l'on persiste encore aujourd'hui, toujours avec la Emouna, à vouloir accomplir notre devoir dans la joie selon la loi de Moïse et d'Israël, et à écarter les Metsarim (limites) qui sont en nous dans la tête ou dans le cœur, jusqu'à faire preuve d'un vrai Messirout Nefesh avec amour et crainte envers notre Créateur, alors il est certain qu'Il nous accordera bientôt la grande délivrance pour jouir de Son extraordinaire lumière dans le 3e et eternel Beth Hamikdash.

Pessa'h Casher & Samea'h
Yoël





En ce début du mois de Nissan, je souhaiterai vous faire profiter de ce super beau message ectrait d'une lettre du Rabbi zts'l (Iguerot Hakodesh)

"Les jours du printemps approchent désormais, avec beaucoup de splendeur et le verset précise que la fête de PESSAH doit être célébrée durant le mois de printemps. En effet, les forces de la nature restent cachées tout au long de l'hiver, au point qu'un observateur pourrait croire que rien ne vit plus, que rien ne se crée, que rien de pousse, que rien ne grandit.
Puis soudain, lorsque revient le mois du printemps, tous peuvent constater qu'il en a été ainsi uniquement pendant une période limitéé, afin de réunir des forces pour qu'il puisse y avoir par la suite, des arbes qui fleurissent et des champs qui se recouvrent d'herbe. De ce fait, nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, enseignent que "celui qui sort, pendant les jours du mois de Nissan et voit les arbres en fleurs doit réciter une bénédiction."
Ce qui vient d'être dit délivre une leçon à chacun de nous. Si l'on pense qu'il y'a, dans notre vie, une période prêtant à confusion, laissant penser que l'on ne crée pas, que l'on ne fait rien pousser, que l'on ne développe pas, il est à peu prêt certain que l'on est dans l'erreur et que cette interruption apportera une force acrrue, permettant, pour reprendre les termes de cette image, de fleurir et de produire des fruits."



Pessa'h est l'une des plus belles fêtes juives qui laisse graver en mémoire depuis notre plus tendre enfance de tres belles histoires vraies, symboles & coutumes.. transmis de génération en génération afin de ne pas oublier que même dans les moments les plus sombres de l'histoire, Hachem est toujours là pour nous tendre la main...

"Nous avons été esclaves de Pharaon en Egypte, et Hachem notre Dieu nous a fait sortir de là par Sa main puissante." (Haggadah).

Un Midrash raconte que Les Hébreux durent en effet leur délivrance à 4 mérites :
1- ils conservèrent leurs noms
2- ils conservèrent leur langue
3- ils ne se livrèrent pas à la débauche
4- ils ne se livrèrent à aucune délation

Cette volonté profonde de conserver notre identité est le secret de la survie de notre peuple, à travers les vicissitudes de l'Histoire.

Puissions nous aussi suivre le chemin de nos ancetres dans la Torah & Mitsvot, et meriter ainsi la Guéoula (grande délivrance) avec la venue de Machia'h bimhera beyamenou. AMEN!

Lechana Habaa Birouchalïm Habenouya!

Yoël



Ce soir du 21 Nissan, nous fêtons le 7e jour de Pessa'h durant lequel les Bné Israël ont traversé la mer des joncs à pieds secs, en direction du mont Sinaï pour recevoir la Torah, tandis que les bourreaux Egyptiens qui nous poursuivaient encore, furent tous engloutis dans les eaux de la mer !

D'ailleurs, il s'agit de ceux la mêmes qui jetèrent nos propres enfants dans le Nil sous les ordres de Pharaon, et qui par leur destin tragique, dévoileront au monde entier que le principe de "Mida Kenegued Mida" (mesure pour mesure) n'est pas un principe religieux, mais bien une "Metsiout" (réalité absolue) dans les comptes tenus par Hakadosh Baroukh Hou.

Cet extraordinaire épisode est d'ailleurs mentionné dans le célèbre cantique "Az Yashir" que nous chantons tous les jours à la Gloire d'HM.

Et en le revivant pleinement lors de ces 2e fêtes de Pessa'h, nous sommes finalement invités à parfaire tout le potentiel de Emouna acquis lors de la soirée du Seder, où l'on avait déjà écarté tout Hamets de notre vie pour se confondre à notre Matsa, le pain de la Emouna, et arriver à un haut niveau de perception Divine jusqu'à proclamer : "Voici mon Dieu et je veux L'embellir".

Pour conclure sur une touche d'humour plus que jamais d'actualité pour notre communauté (malheureusement) : Si nos Sages comparent effectivement le miracle de "l'ouverture de la mer" à celui de "trouver son Zivoug (partenaire)", c'est parce qu'il repose essentiellement sur la Emouna de chacun(e), et nécessite de bien prier tout en se lançant avec Messirout Nefesh (don de soi) pour accomplir la Volonté d'HM qui consiste avant tout à fonder un foyer Juif dans la Kedoucha, sur la voie de la Torah... A l'inverse, il faudra cependant prier pour bénéficier aussi du miracle de la "fermeture de la belle mère" (de sa bouche) qui garantira d'avantage et sans aucun doute, le Shalom dans nos foyers... :)

Quoi qu'il en soit, gardons toujours à l'esprit, que chacune de nos épreuves envoyée par HM est une invitation personnalisée pour grandir dans la Emouna et la Joie pour Le servir.

Hag Samea'h


PESSA'H, c'est quoi ?